(Dr. Arthur Chimkovitch, Paris, 01.09.2017)
Je n’oublie pas de vous présenter notre invitée : Graciane Finzi.
L’idée de présenter Graciane Finzi était en fait un problème pour moi.
Comment présenter en deux minutes une artiste qui a composé plus de 100 œuvres en deux minutes
… sans sombrer dans une forme inutile de mots …
La solution était en fait très simple.
Pourquoi ne pas laisser la compositrice parler elle-même ? Qu’elle nous dise, par exemple, ce qu’est pour elle l’acte de composer. D’ailleurs, elle l’explique d’ailleurs très bien sur son site. Permettez- moi de vous lire, le petit texte suivant :
La musique : la lire, la jouer, l’inventer, l’improviser, la travailler, l’aimer, la chanter, l’oublier, la retrouver, toujours la retrouver. Je crois que c’est le seul art où le phénomène du plaisir s’élargit perpétuellement à l’écoute d’un même motif, le même passage ou la même œuvre plusieurs fois.
Le domaine de la chanson a bien compris ce phénomène : le plaisir est décuplé à chaque nouvelle écoute d’un d’un thème souvent « archi-connu ».
Mozart était bien de cette idée … !
Je pense qu’un des plus grands péchés de notre siècle est de ne pas avoir su dire les choses plusieurs fois, de ne pas avoir su les répéter, bref, de ne pas avoir été capable d’en faire la synthèse.
Cela ne veut pas dire qu’il faille revenir à un langage tonal, je pense que c’est au-dessus de nos forces. Je pense qu’il s’agit avant tout d’une question de forme, d’un geste créatif large, passionné ou romantique. Si un thème me plaît, je le détourne, le disloque, l’enjolive, le dis et le redis…
Si j’ai trouvé une bonne idée musicale, je l’exploite à fond, je la construis, je la brise, je l’étire, je la construis, je la superpose…
